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Les Gagnants

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GAGNANTS DES BOURSES 2012
En 2012, la Fondation Alter-Ciné a reçu 68 projets documentaires provenant de 29 pays.



Nicolas Entel, lauréat de la bourse de 10,000$ de la Fondation Alter-Ciné
 
Nicolas Entel, un cinéaste argentin de 38 ans, s’est mérité la bourse de 10,000$ pour son projet « Yasuni ».

RÉSUMÉ DU PROJET

“Yasuní” commence à New York quand le cinéaste Nicolas Entel filme l’installation d’un puits pétrolier au cœur d’un des parcs les plus populaires de la ville. Le but : promouvoir l’initiative Yasuni-ITT, une proposition du gouvernement de l’Équateur de ne pas exploiter les réserves pétrolières enfouies dans le parc national Yasuni, en échange d’une contribution financière de la communauté internationale équivalente à 50% de la valeur de ces réserves, soit 3,600 millions de dollars.

Peu de temps après, Entel se rend dans ce parc. Il y rencontre Alex Aguinda, un jeune lider  Kichwa, avec qui il entreprend un voyage dans la région amazonienne équatorienne où se situe le parc Yasuni. Le documentaire pénètre dans l’univers de la communauté Kichwa de Añangu qui a tourné le dos à l’exploitation pétrolière pour miser sur le développement durable, l’écotourisme et l’éducation, tirant les leçons de la réalité vécue par la communauté Waorani de Guiyero, située près des puits pétroliers.



 




Ahmed Nour, lauréat d’une bourse de 5,000$ de la Fondation Alter-Ciné
 
Ahmed Nour, un cinéaste égyptien de 29 ans, a remporté une bourse de 5,000$ pour son projet "Waves" (Vagues).

RÉSUMÉ DU PROJET

Au début des années ’80, Moubarak prend le pouvoir en Égypte. Ma génération a vécu 30 ans sous sa férule, jusqu’à ce que nous le forcions à démissionner le 11 février 2011 suite à la révolution du 25 janvier. Chacun des sept chapitres du documentaire "Waves"  raconte une partie de l’histoire de Suez, la ville célèbre pour son canal, celle qui a mis le feu aux poudres de la révolution et que les médias ont surnommée « l’étincelle de la révolution égyptienne ».

Alliant habilement séquences documentaires et scènes d’animation, histoire familiale et narration personnelle, le réalisateur raconte l’histoire de sa ville, Suez, et de sa génération. Il met en lumière les faits et les événements qui ont mené au moment historique où Moubarak est enfin traduit en justice. Sa génération en déduit que, dorénavant, le « possible » existe.


 




Hawa Ekua Essuman, lauréate d’une bourse de 5,000$ de la Fondation Alter-Ciné
 
Hawa Ekua Essuman, une cinéaste ghanéenne de 32 ans, a remporté une bourse de 5,000$ pour son projet  « Logs of War ».

RÉSUMÉ DU PROJET

On a beaucoup parlé des diamants, de l’or et du pétrole qui financent les guerres. Mais c’est avec le bois d’œuvre que Charles Taylor, récemment accusé de crimes de guerre, a financé les dernières années de la guerre civile au Libéria.

Silas Siakor, un activiste libérien, a tout mis en œuvre pour dénoncer cet état de fait. Au péril de sa vie, il a mené des enquêtes-terrain, a présenté un rapport aux Nations unies, et les a convaincues d’imposer un embargo sur le commerce du bois au Libéria, privant Taylor d’une de ses dernières sources de revenus. Quelques mois plus tard, Taylor devait quitter le pouvoir.

Aujourd’hui Siakor, lauréat du Goldman Prize, le prix pour la défense de l’environnement le plus prestigieux au monde, milite pour que son pays adopte une stratégie de développement durable des ressources du bois.

 




Andrès Habegger, lauréat d’une bourse de 5,000$ de la Fondation Alter-Ciné
 
Andrès Habegger, un cinéaste argentin de 43 ans, a remporté une bourse de 5,000$ pour son projet 
« El (im)possible olvido » (L’oubli (im)possible).

RÉSUMÉ DU PROJET

Un père fantôme, presque un héros. Un père militant politique séquestré et porté disparu au Brésil en 1978. Une victime de la dictature militaire argentine des années 70. Un fils de neuf ans en exil au Mexique qui a vécu la plus grande partie de sa vie avec cette absence. Une histoire remplie d’oublis et de quelques souvenirs. Des journaux intimes marqués par cette disparition, certains récupérés, d’autres inachevés.

Le désir de retrouver ce qui a été perdu, de continuer et de conclure aujourd’hui ces écrits de l’enfance.
La recherche de certitudes sur cet enlèvement.
La volonté de reconstruire les circonstances de la disparition, la recherche des responsables et l’espoir lointain de trouver justice.

El (im)posible olvido est un voyage intérieur, émotif et politique, là où se terrent les souvenirs oubliés.