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Les Gagnants

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GAGNANTS DES BOURSES 2009
En 2009, la Fondation Alter‑Ciné a reçu 122 projets de documentaires provenant de 37 pays.



Éliane Raheb, lauréate de la bourse de 10 000 $$ de la Fondation Alter‑Ciné
 
ÉLIANE RAHEB, cinéaste de 37 ans du Liban, s'est mérité la bourse de 10 000 $$ pour son projet documentaire intitulé La confession .

Résumé du projet

Assaad Shaftari est un Chrétien libanais. En 1973, à l’âge de 18 ans, il sent que son identité chrétienne est menacée par le pouvoir de plus en plus grand des musulmans, ses frères inférieurs . Afin de défendre la cause chrétienne , Assaad rejoint les rangs d’un important parti chrétien, les Phalanges. Il s’engage à fond dans la guerre civile en développant les services de renseignements du bras armé des milices, les Forces libanaises .

À la fin de la guerre, en 1990, le Liban adopte une loi d’amnistie qui pardonne tous les crimes de guerre. Mais Assaad ressent une terrible culpabilité et avoue publiquement être responsable de l’enlèvement et de l’assassinat de centaines de personnes. Le film La confession lui donne l’espace pour avouer ses crimes et faire face à ses victimes. Tout en voulant cerner les causes qui produisent le fanatisme et créent de potentiels monstres de guerre, ce film interpelle la responsabilité des personnes impliquées.

 




Dara Kell, lauréate d’une bourse de 5 000 $ de la Fondation Alter‑Ciné
 
DARA KELL, cinéaste de 29 ans d’Afrique du Sud, a remporté une bourse de 5 000 $ pour son projet documentaire intitulé «Dear Mandela» (Cher Mandela).

Résumé du projet

Environ un million de personnes vivent dans les bidonvilles de Durban, en Afrique du Sud. La ville a promis d'éliminer ces bidonvilles avant la Coupe du monde de soccer de 2010, et évince leurs habitants, souvent à la pointe du fusil. Dear Mandela nous plonge au cœur du chaos de la rue jusqu’à la Cour suprême du pays, alors que nous suivons trois jeunes qui résistent aux évictions. Zama, Mnikelo et Mazwi, ainsi que leurs voisins, se mobilisent au sein du Mouvement des habitants des bidonvilles, une force puissante qui met au défi la promesse d’une «vie meilleure pour tous» faite par Nelson Mandela.

«Dear Mandela» montre la face sombre de l’Afrique du Sud de l’après-apartheid, où les dirigeants font face quotidiennement à des manifestations souvent violentes. Une histoire qui trouve un écho dans d’autres pays où les villes s’engagent dans de semblables évictions, et qui nous rappelle l’urgence d’agir pour défendre le droit à une vie décente.

 




Gonzalo Montiel, lauréat d’une bourse de 5 000 $ de la Fondation Alter‑Ciné
 
GONZALO MONTIEL, cinéaste de 32 ans d’Argentine, s'est mérité une bourse de 5 000 $ pour son projet documentaire intitulé «Japón».

Résumé du projet

Le film «Japón» émerge d’un atelier de cinéma organisé avec de jeunes déficients intellectuels. Les cinq participants et deux coordonnateurs se lancent dans une grande aventure: imaginer, jouer et filmer les histoires qu’ils veulent raconter. Japón est une équipe de football qui affronte Jabón, son rival de toujours. Chaque participant raconte sa propre histoire : Messi, le buteur, est amoureux d’Esmeralda avec qui il veut se marier; Borgez, le poète, part en quête de ses rêves… Lacone voyage inlassablement en bus et chante comme Luis Miguel… Raúl, le gardien de but de l’équipe, prépare un barbecue pour ses compagnons.

Les déficients intellectuels sont en général exclus de la communauté, victimes de préjugés et de stéréotypes sociaux. «Japón» constitue un lieu différent: lieu de rencontres, de jeu et de reconnaissance; lieu d’inclusion, de respect de la diversité et des similitudes humaines.

 




Noa Ben Hagai, lauréate d’une bourse de 5 000 $ de la Fondation Alter‑Ciné
 
NOA BEN HAGAI, cinéaste de 38 ans d’Israel, a remporté une bourse de 5 000 $ pour son projet documentaire intitulé «Blood Relation».

Résumé du projet

À 14 ans, la soeur de ma grand-mère disparut de chez elle en Israël. Des années plus tard, elle a commencé à envoyer des lettres afin de reprendre désespérément le contact avec ma famille. Elle vivait alors comme une Arabe dans un camp de réfugiés.

Ma famille juive décida d’ignorer la parente arabe . À la mort de ma grand-mère, j’ai découvert ces lettres. Commença alors une longue quête pour lever le voile sur ce passé. J’ai cherché cette famille perdue dans les Territoires occupés par mon pays. J’ai trouvé une histoire qui ne peut être racontée qu’ici, dans ce Moyen-Orient déchiré par la guerre: l’histoire d’une famille, des deux côtés du conflit.