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Les Gagnants

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GAGNANTS DES BOURSES 2003
En 2003, grâce aux fonds recueillis auprès du public lors d'un événement-bénéfice, la Fondation Alter-Ciné a pu accorder deux bourses complètes de 10 000 $US chacune.



 
HEMEL ATEHORTUA, jeune cinéaste colombien de 23 ans, s'est mérité l'une des deux bourses pour son projet documentaire intitulé« Sonson, laboratoire de paix ». Le jury composé de sept membres a souligné l'importance de ce projet dans la situation actuelle en Colombie, et l'espoir que représente cette expérience collective d'une communauté qui a choisi de résister à la violence et de s'organiser de façon démocratique.

Ce projet sera co-réalisé par Nelson Restrepo.

Résumé du projet

Sonson est un village situé dans la province colombienne, à 100 kilomètres de la ville de Medellin. Les paysans s'y sont organisés pour contrer les abus du pouvoir. Oubliés par le gouvernement, victimes du conflit armé, ils refusent la violence et veulent créer de nouvelles formes de démocratie pour intervenir dans la conjoncture économique, politique et militaire du pays.


 




 
LEILA KILANI, jeune cinéaste marocaine de 33 ans, s'est également mérité une des deux bourses 2003 pour son projet documentaire intitulé « Chroniques des années de plomb ». Le jury a souligné le courage de ce projet qui veut briser le mur du silence entourant la pratique de la torture au Maroc, en donnant la parole aux victimes. Un sujet où se retrouvent des personnages forts, et qui demeure très pertinent et actuel.

Résumé du projet

Des années 60 aux années 90, la torture a été érigée en système au Maroc. Des dizaines de milliers de personnes ont été arrêtées et poursuivies pour leur opinion ou dans des affaires dénuées de tout caractère politique. Constituée en pratique, la torture était brandie comme un acte de vengeance à l'égard des opposants politiques et comme une menace qui a réussi à annihiler toute velléité de contestation de la monarchie. Stigmatisés comme traîtres à la patrie, les « sujets insoumis » étaient mis à l'écart de la société dans des lieux secrets. Le film donne la parole à ceux qui portent sur leurs corps et dans leurs âmes la mémoire de la torture: à la fois témoins et victimes des « années de plomb ».