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Les Gagnants

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GAGNANTS DES BOURSES 2005
En 2005, la Fondation Alter‑Ciné a reçu 154 projets de documentaires provenant de 28 pays. Les femmes cinéastes d'Afrique et d'Asie sont particulièrement à l'honneur cette année puisqu'elles ont remporté trois des quatre bourses attribuées.



Miki Redelinghuys, lauréate de la bourse 2005 de 10 000 $US de la Fondation Alter‑Ciné
 
MIKI REDELINGHUYS, cinéaste de 35 ans d'Afrique du Sud, s'est mérité une bourse de 10 000 $US pour son projet documentaire intitulé « Keiskamma: A Magical place and its People ». Le jury composé de six membres a souligné l'originalité de ce projet et la force de ses personnages qui, par leur action, constituent un microcosme d'humanité, d'entraide, de créativité artistique et de démocratie. Le film explorera des thèmes universels, comme l'amour et l'altruisme versus la peur et la cupidité le respect des différences versus l'intolérance et l'exclusion. Un portrait de l'Afrique imprégné d'espoir.

Résumé du projet

En juillet 2005, 140 femmes du petit village de Hamburg dans la province du Cap présentaient au public sud-africain un retable géant inusité. Cette oeuvre d'art de 3 mètres de hauteur rendait hommage à leur lutte contre le sida et célébrait la capacité des humains à surmonter les pires obstacles. Keiskamma raconte l'histoire étonnante de ce village situé sur les rives du fleuve Keiskamma. Carol Baker, une femme médecin controversée qui ratisse le village dans son pick-up déglingué, y traite une multitude de patients, apprivoise Nkululelo, un orphelin rebelle atteint du sida, trouve le réconfort chez Eunice, la « mère » du village, et inspire les femmes à créer une oeuvre d'art collective exceptionnelle.


 




Osvalde Lewat-Hallade, lauréate d'une bourse de 5 000 $US de la Fondation Alter‑Ciné
 
OSVALDE LEWAT-HALLADE, cinéaste de 29 ans du Cameroun, a remporté une bourse de 5 000 $US pour son projet intitulé « Une affaire de nègres ». Le jury a souligné le courage de ce projet qui veut lever le voile sur un chapitre sombre de l'histoire du Cameroun, et susciter une réflexion sur la responsabilité collective et sur le danger de dérive dans la lutte pour la sécurité à tout prix.

Résumé du projet

Janvier 2001. Après délation, neuf jeunes sont arrachés à leurs familles pour être « interrogés » par une Unité spéciale des forces de l'ordre mise en place par le gouvernement camerounais. Personne ne les reverra plus jamais. Leur disparition va provoquer une quasi émeute populaire dans un pays où, depuis un an, les méthodes expéditives de cette unité qui chaque jour fait des victimes sont dénoncées sans effet. Cinq ans plus tard (janvier 2006), la réalisatrice part à la recherche des neuf disparus et essaie de comprendre comment un pays a pu en arriver là.


 




Nishtha Jain, lauréate d'une bourse de 5 000 $US de la Fondation Alter‑Ciné
 
NISHTHA JAIN, jeune cinéaste de l'Inde, a remporté une bourse de 5 000 $US pour son projet intitulé « At my doorstep ». Le jury a été touché par la démarche personnelle de cette cinéaste: en tournant sa caméra avec respect vers les travailleurs qui viennent « frapper à sa porte », la cinéaste espère secouer l'apathie de son entourage et rendre « visibles » ces millions de travailleurs anonymes qui luttent pour survivre dans une mégapole qui nie leurs droits fondamentaux.

Résumé du projet

Ce film apprivoise le monde parallèle de tous les travailleurs qui viennent frapper à la porte de la réalisatrice: éboueurs, domestiques, livreurs, tous ceux qui assurent le confort de la classe moyenne de Mumbai. Ces travailleurs sont essentiellement des migrants qui ont dû quitter leurs villages pour survivre. Ils font face à des conditions de travail pénibles et injustes. En pénétrant dans leur univers et dans les bidonvilles où ils habitent, ce film veut donner à voir comment travaillent et luttent des millions de personnes dans un environnement hostile et indifférent.

 




Dario Doria, lauréat d'une bourse de 5 000 $US de la Fondation Alter‑Ciné
 
DARIO DORIA, cinéaste argentin de 36 ans, a remporté une bourse de 5 000 $US pour son projet provisoirement intitulé « Angel Bertuzzi ». Le jury a été impressionné par l'approche sensible et humaine de ce cinéaste ainsi que par le traitement visuel qu'il veut donner à son film. En brossant le portrait d'un personnage énigmatique et sombre déchiré par ses contradictions, le cinéaste veut dénoncer l'hypocrisie de la société argentine, et soulever un débat important sur la nécessité de légaliser et de rendre accessible l'avortement dans ce pays.

Résumé du projet

Agé de 73 ans, Angel Bertuzzi pratique des avortements clandestins depuis 40 ans. La solitude, l'illégalité dans laquelle il exerce sa profession et l'hypocrisie de la condamnation sociale lui pèsent de plus en plus. Las de tout cela, Angel décide de démontrer qu'il n'est pas un assassin inhumain, mais bien un simple médecin accomplissant son travail. La voie qu'il choisit n'est pas facile, presque Don Quichottesque. Après diverses tentatives infructueuses, Angel retourne finalement à la sécurité de la salle de consultation où il continue à pratiquer ce qu'il sait le mieux faire: des avortements.