Du cinéma documentairepour l’amour des droits et libertés

La Fondation Alter-Ciné a été créée à la mémoire du cinéaste canadien Yvan Patry, décédé le 14 octobre 1999. Documentariste et cofondateur de la maison de production Alter-Ciné, Yvan Patry a réalisé plusieurs documentaires et reportages en Afrique, en Amérique latine et en Asie.
Depuis 2001, la Fondation Alter-Ciné, c’est
Projets soumis
Bourses accordées
Total des lauréats
Femmes lauréates
« Des documentaires pour secouer l’indifférence »
Chaque année, la Fondation accorde des bourses de 10,000$ et de 5,000$ à des cinéastes comme contribution à la réalisation d’un projet de long métrage documentaire.
DEUX BOURSES SUPPLÉMENTAIRES EN 2026!
Cette année, la Fondation Alter-Ciné sera en mesure d’octroyer deux bourses supplémentaires, une de 10 000 $ CA et une autre de 5 000 $ CA, à la mémoire de Monsieur Gian-Battista Bacchetta, décédé en 2015. Cinéphile passionné, il s’est aussi engagé pendant 25 ans dans un travail humanitaire dédié aux victimes des conflits armés. Son épouse Danielle Coquoz, qui a partagé son parcours de vie, souhaite honorer sa mémoire à travers un soutien à la Fondation Alter-Ciné. Gianni Bacchetta croyait au cinéma documentaire comme vecteur de sensibilisation aux tragédies qui déchirent notre monde et sont trop souvent ignorées par les médias.
Lauréat.e.s 2025

Alejandro Bernal Tejeda et Luis Alonso Garibay Serrano
Témoignages
En raison de son caractère intime, le tournage du documentaire La casa de Arguello exigeait indépendance et autogestion. Pendant 17 ans, j’ai filmé ma grand-mère, ma mère et ma famille. Afin de préserver la plus grande intimité possible en toutes circonstances, j’ai pris la décision de filmer seule. Dans le but de capturer ces moments qui « font » l’histoire, j’ai décidé de prendre le temps nécessaire pour observer l’évolution des personnages, comme ma grand-mère que j’ai filmée de ses 80 à ses 97 ans (…). Les histoires racontées à la première personne, dans un contexte intimiste, exigent davantage de temps pour que la démarche créative du documentaire aille de pair avec le cheminement de la cinéaste. Le fait de pouvoir compter sur le soutien de la Fondation Alter-Ciné m’a permis d’améliorer la qualité de la production et de respecter les processus internes étalés sur les nombreuses années qu’exigeait la réalisation de ce documentaire. Merci infiniment!
Remporter la bourse de la Fondation Alter-Ciné, c’est beaucoup plus qu’une contribution financière. Outre l’apport financier non négligeable, il y a l’encouragement dont les cinéastes ont besoin à mi-parcours quand ils ne savent plus s’ils sont sur la bonne voie, et la légitimation du projet aux yeux des nombreux intervenants : investisseurs, autres fondations, festivals et télédiffuseurs. Depuis l’attribution de cette bourse, je ne cesse d’en faire la promotion auprès des réalisateurs et dans les médias sociaux
Je savais que la Fondation Alter-Ciné avait soutenu dans le passé des cinéastes passionnés et des films remarquables. Alors ce fut pour moi un grand privilège de devenir lauréat d’une bourse. Cet appui m’a permis de compléter mon film.
Ce qui est encore plus extraordinaire, c’est que la Fondation comprend avec tellement de justesse les intentions d’un cinéaste et apprécie les raisons qui nous poussent à travailler à un film pendant tant d’années. Au-delà de l’appui financier, la Fondation a cru dans mon film et y a dédié plusieurs ressources, ce qui m’a motivé encore davantage à le terminer.
Je souhaite de tout coeur que plusieurs autres cinéastes documentaristes bénéficient de ce soutien extraordinaire dans les années à venir.
Mon film « Blood Relation » raconte l’évolution de la relation entre deux cousins: mon oncle Shmulik, un général de l’armée israélienne à la retraite, et Salma, une femme palestinienne vivant dans un camp de réfugiés.
Je veux remercier la Fondation Alter-Ciné d’avoir soutenu ce film. La bourse de la Fondation m’a permis non seulement de déterrer le passé mais aussi de filmer pendant quatre ans les péripéties de cette relation entre Salma et Shmulik : le partage du pain et des souvenirs ensemble, mais aussi les peurs et méfiances quand le fils de Salma, soupçonné d’activités terroristes, est arrêté par l’armée israélienne.
L’appui de la Fondation Alter-Ciné m’a permis d’explorer ce que signifie « être une famille » dans un contexte d’occupation prolongée. En Israel, le film a suscité de vives discussions sur le conflit, offrant aux spectateurs une nouvelle façon de voir la réalité et de se regarder eux-mêmes : comme s’ils se regardaient dans un miroir










